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[i563]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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Ville plus necessaire, Sad. Majesté avoit advisé, pour l'estat en quoy sont de present les choses, faire led: guet jusques au nombre de quatre cens hommes de pied et cent de cheval, l'entretenement desquelz se prandroit sur lad. Ville, à quoy led. Prevost des Marchans et Eschevins d'icelle ont remonstré les grandes charges qu'elle a cy devant portées, le suppliant tres humblement qu'il soit contant que le guet ordinaire et acoustumé d'ancienneté y soit tant seullement, sur quoy, pour le desir qu'il a au soulagement de lad. Ville, et espérant la tranquilité d'icelle de la bonne volunté des habitans et la demonstration qu'ilz font de toute obeissance, il a ordonné que led. guet sera tant seullement tel qu'il soulloit estre du temps du Roy François, son ayeul, soubz la charge du chevalier du guet de lad. Ville'1', voullant ces presens articles estre leuz en plaine Assemblée de ville, ad ce quc aulcun n'en prétende cause d'ignorance, et que chacun adverty face son debvoir en l'observance d'iceulx.
"Faict à Boullongne, le troisiesme jour d'Octobre mil vc lxiii."
Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : de L'Aubespine.
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, suivant la resolution hyer prinse icy en nostre Conseil cn vostre presence, nous vous envoyons les articles de ce que voullons estre faict, suivy et entretenu en nostre ville de Paris, à quoy nous vous mandons et ordonnons tenir la main et vous employer, selon l'affection que nous avons tousjours congneu que vous portez à nostre service, repos et tranquilité dc lad. Ville, aiant faict expedier et envoyer au chevalier du guet, commissaire Latreille et m' Henry [Alays] la commission pour avalucr et apprécier les armes de ceulx qui les porteront en l'Arcenac de l'artillerye, et escript au Recepveur de vostre Ville les payer des deniers que pour ce avons faict mectre en ses mains, de sorte qu'il n'y peult plus avoir.d'excuse à satisfaire à nostre intention quant au despostz des armes, moiennant que de vostre part vous laciez dilligence de faire mectre en vostre Maison de Ville celles qui y doibvent estre
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depposées, comme nous nous asseurons que vous ferez; nous envoyons aussy noz lettres patentes pour faire entretenir les lanternes, et y contraindre ung chacun sans aulcune excuse; estant si pres de vous, que s'il y a quelque chose qui requière avoir plus expresse provision de nous, y sera incontinant satisfaict, comme nous desirons qu'il soit faict à tout ce que dessus, le plus tost que faire ce pourra.
"Donné à Boullongne, le quatreiesme Octobre mil v° soixante trois."
Signé : CHARLES.
Et au. dessoubz : de L'Aubespine.
Et au doz desd, lettres est escript : A noz tres chers et bien amez les Prevost des Marchans el Eschevins de nostre bonne ville et cillé de Paris.
«Messieurs, par ceste depesche et ce que le Roy monsieur mon filz vous escript vous vous trouverez satisfaietz de son intention, et pourveuz de tous moyens sur ce qu'il desire veoir suivre et executer en vostre Ville pour le repoz d'icelle, à quoy je vous prye vous employer tellement qu'il congnoisse de plus en plus les effectz dc vostre bonne volunté, et le plus tost que faire se pourra; priant Dieu, Messieurs, vous avoir en sa garde.
"Escript à Boullongne, le troisiesme Octobre mil
v° LXIII (2>. n
Signé : KATHERINE. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
. Et au doz est escript :
A Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
Lesd, articles et lettres missives ont esté leues et publiées en l'Assemblée generalle pour cest effect faicte en l'Hostel et grand salle de lad. Ville de Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins, Conseillers, Messieurs des Courtz souveraines, priez en la maniere acoustumée, et des Quarteniers et quatre notables bourgeois de chacun quartier, le tout, suivant le vouloir du Roy porté par lesd, articles et lettres missives.
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<■) Par lettres patentes en date du 20 novembre 1563, enregistrées au Parlement le 3i décembre, Charles IX ordonna la continuation du guet par cent cinquante hommes; savoir, cinquante de cheval et cent de pied, dont la solde serait prélevée sur les deniers perçus pour la fortification de Paris. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1* 8625, fol. 129, --1* '607, fol. 208 v°.)
(2) Cette missive est reproduite assez inexactement, d'après le registre H 1785, dans Ie recueil des Lettres de Catherine de Médicis t. II, p. 100, où il est également fait mention de la lettre de Charles IX qui précède.
4o.
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